.
Tout
d'abord, il est nécessaire de rappeler que la vie du foetus, à l'instar
de la vie humaine en général, est sacrée en Islam. A ce titre, elle se
doit d'être gardée et protégée dans la mesure du possible. A l'époque du
Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), une femme ("Al
Ghâmidiya") était tombée enceinte après avoir commis l'adultère... Comme
elle était venue se dénoncer devant le Prophète (sallallâhou alayhi wa
sallam), celui-ci prit la décision d'appliquer la peine prévue, mais pas avant que la femme en question n'eut accouché et complété la période d'allaitement...
C'est pourquoi, comme le souligne Cheikh Qaradâwi r.a.,
la règle de base en Islam par rapport à l'avortement, c'est
l'interdiction. Néanmoins, cette interdiction peut être plus ou moins
sévère, en fonction des circonstances et surtout en fonction du moment
où a lieu l'interruption de la grossesse...
(Réf: "Fatâwa Mou'âsirah" - Volume 2 / Page 547)
Dans un certain nombre de Hadiths authentiques où sont détaillés les différentes étapes
du développement embryonnaire, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam)
affirme que l'âme est insufflée ("nafkh our roûh") dans le fœtus au terme du quatrième
mois de grossesse (120 jours). ( 1 )
C'est justement en raison de ce genre de Hadiths que les
savants musulmans considèrent unanimement que, passé la limite de
quatre mois (120 jours), l'avortement est strictement interdit.
Avorter dans un tel cas de figure est considéré comme étant un acte
d'infanticide et est assimilé à un crime en Islam. Allâmah Ibné
Taymiyyah r.a. écrit dans une de ses Fatâwa que cet acte relève du
"wa'd" (enterrement d'un enfant vivant), à propos duquel Allah dit sur un ton d'avertissement dans le Qour'aane:
"Et lorsqu'on demandera à la fillette enterrée vivante , pour quel péché elle a été tuée".
(Sourate 81 - Versets 8/9)
(Réf: Madjmou'oul Fatâwa - Volume 4 / Page 217)
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